" Quelle est la valeur ajoutée de la relecture en traduction ?

Parfois appelée proofreading, la relecture est une étape souvent négligée dans le marché mondial de la traduction, qu’il s’agisse de projets d’agence de traduction ou de traducteurs indépendants. Pourtant, cette étape cruciale dans la méthodologie des bonnes agences de traduction peut faire la différence en matière de qualité de traduction. Alors, quelle est la valeur ajoutée réelle de la relecture (dite aussi proofreading) en traduction de texte ?

Un savoir-faire de traducteur

Bien sûr, une bonne traduction repose avant tout sur les qualités et compétences des traducteurs. Mais au-delà du traducteur, une bonne agence de traduction, dotée d’une vraie expérience de la gestion de projets, se doit de proposer une méthodologie permettant d’assurer une qualité irréprochable du travail de traduction. Objectifs : éviter les erreurs et les coquilles résiduelles, et aller plus loin grâce à un contrôle qualité qui se réfère au fichier source (traduction français anglais par exemple). La clé réside donc dans cette phase de relecture, une valeur ajoutée essentielle à tout projet de traduction.

Une méthodologie de traducteurs professionnels

Les agences de traduction, soucieuses de proposer à leurs clients un travail de qualité, mettent souvent en oeuvre une méthode en 3 étapes.

Peu connu du grand public, ce procédé est aussi appelé TEP (Translation, Edition, Proofreading)  :

  1. Traduction : le texte source est traduit par un traducteur de l’agence. Selon les compétences de l’agence, le traducteur peut être choisi pour un projet spécifique en fonction de :
    • sa langue maternelle,
    • sa maîtrise de la culture visée,
    • sa spécialité (juridique, financière, médicale, technique…).
  2. Edition : le texte est relu par un second traducteur de l’agence. La particularité de cette phase est que le traducteur travaille, lui aussi, à partir du fichier source. Avec un regard neuf, il compare le texte source (dans la langue d’origine) au texte cible (dans la langue visée). Il s’assure que le fond est parfaitement respecté et le cas échéant, il peut intégrer des suggestions, révisions ou corrections.
    Linguiste aguerri, il vérifie le respect de la mise en page initiale, l’intégrité des noms propres, la bonne appréhension des nombres, des symboles, de la typographie, des schémas ou de tout autre élément graphique…
    Selon la nécessité, il peut renvoyer le fichier au traducteur afin que ce dernier apporte des modifications plus substantielles à la traduction.
  3. Relecture/révision : dernière étape, cette relecture finale est opérée sur le texte cible uniquement. L’objectif est ici d’éliminer les fautes ou coquilles résiduelles.

La relecture en traduction, une valeur ajoutée NF

La norme européenne NF EN-15038:2006, désormais remplacée par la norme ISO 17100:2015, requiert que toute prestation de traduction comprenne au minimum :

  • l’exercice de traduction,
  • une relecture par une tierce personne.

Elle préconise une revue de la traduction par un relecteur capable de comparer le texte source au texte cible pour s’assurer de la qualité de la traduction.

Tout projet de traduction conforme à cette norme prévoit que les traducteurs présentent au moins l’une des trois compétences professionnelles exigées par la norme :

  • Un diplôme reconnu d’études supérieures en traduction,
  • Une qualification équivalente dans un autre domaine et au moins deux ans d’expérience documentée en traduction.
  • Au moins cinq années d’expérience professionnelle en traduction.

La valeur ajoutée de la relecture en traduction constitue un gage de qualité indispensable à tout projet de traduction professionnelle. Contrôle essentiel, la relecture d’un traducteur tierce garantit bien sûr que l’écriture est impeccable – point crucial pour l’image de marque des clients d’agences de traduction dans leur communication internationale.
En particulier, s’agissant de traductions spécialisées (traduction financière, juridique, technique, médicale), la parfaite compréhension et l’interprétation du secteur, de son jargon ou encore de son approche adaptée à la culture ne peut souffrir d’approximation.
Par ailleurs, cette étape assure la fidélité de la traduction au texte source : respect du style et de l’âme de la marque notamment.

Avant de vous engager et pour des traductions de qualité, vérifiez la méthodologie proposée par l’agence de traduction !