La traduction interprétation n’est pas qu’affaire de langues. S’il est un domaine qui le prouve, c’est bien celui de la traduction juridique. Mieux vaut être armé de solides compétences linguistiques, juridiques et d’une plume bien affûtée.

Un exercice complexe

Car le traducteur juridique ne se contente pas de traduire. Le vocabulaire du droit est aussi technique et pointu que les enjeux sont grands. Que ce soit en droit civil, droit financier, droit des sociétés, droit des assurances, droit social, droit pénal des affaires, droit de la propriété intellectuelle ou encore en droit international (la liste n’est pas exhaustive), la traduction juridique ne peut tolérer l’approximation.

On comprend que traduire les statuts d’une société, d’un acte notarié, demander la traduction d’un contrat de travail, un contrat entre actionnaires ou encore une décision de justice, requiert une attention particulière et nécessite de recourir aux services de traduction d’experts. Le domaine juridique impose de faire preuve d’une dextérité méticuleuse pour ne pas risquer la mauvaise interprétation et assurer la qualité des traductions !

Des qualités indispensables pour ne pas en perdre son latin

Les traducteurs juridiques doivent ainsi faire preuve d’un certain niveau de spécialité, tant sur le plan linguistique que sur celui du droit. Ces deux points étant étroitement liés, leur maîtrise est essentielle, salvatrice même.

La langue et le droit

Outre une excellente connaissance des langues source et cible, il faut être un expert dans le domaine juridique des deux. Le système juridique des pays concernés ne doit avoir aucun secret pour le traducteur spécialisé en droit. Ceci afin de ne pas simplement « traduire » mais trouver la juste équivalence permettant de faire coïncider deux systèmes, dans deux pays, donc deux contextes, différents. Pour s’assurer d’une bonne retranscription, le traducteur professionnel traduit généralement vers sa langue maternelle, langue cible du document.

Le langage du droit

Chaque système de droit possédant sa propre terminologie juridique, l’appréhension du vocabulaire spécialisé est requise. C’est même un bagage essentiel, qu’il faut savoir utiliser à bon escient. Un traducteur juridique ne se contente donc pas de trouver la traduction d’un terme. Il fait appel à ses connaissances avancées en droit et plus spécifiquement en droit comparé, pour que sa traduction propose une terminologie en parfaite adéquation avec sa cible. Une formation juridique ou une expérience dans le domaine du droit est évidemment largement recommandée. Sans oublier d’être bon en latin pour déchiffrer les formules utilisées dans le jargon du droit, et qui abondent dans les documents juridiques ! Apices juris non sunt jura (réponse en fin d’article).

Des compétences toujours utiles

Les compétences du traducteur juridique ne s’arrêtent pas là. Viennent s’y ajouter les qualités propres à tout traducteur interprète. Il doit ainsi posséder une certaine aisance rédactionnelle ; ne serait-ce que pour déceler et rendre les nuances propres à chaque langue. Rigueur et réactivité, curiosité, culture générale… font également partie du lot. Enfin, il doit faire preuve de discrétion. La confidentialité est au cœur de la manipulation et de la traduction de documents juridiques !

La traduction juridique est un domaine complexe. Que l’on soit expert judiciaire, juriste ou bien traducteur ayant une solide connaissance en droit, voire traducteur assermenté (dit aussi « traducteur juré »), c’est dans ce métier de traducteur juridique que s’illustre l’interprète de haut niveau, en maniant à la perfection les langues, le droit et le langage du droit. Voilà pourquoi les clients font plus souvent appel aux services d’agence de traduction juridique dotée d’une équipe de traducteurs professionnels aux compétences maîtrisées. « Les subtilités du droit ne sont pas le droit » (Apices juris non sunt jura).

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